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18.11.2007 par Ju.
Wall Street Journal: Walt Mossberg teste Leopard, à consulter sur Blogeek…
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24.10.2007 par Ju.
Le trafic est parfois difficile à mesurer dans les sites “2.0″, ceci étant principalement dû au fait que l’on ne parle plus de nombre de pages vues. Alenty a développé un logiciel de mesure d’audience qui laisse de côté cette notion - précisément parce qu’un site “2.0″ engage des technos qui jouent plus sur le cache d’une page que sur l’affichage d’une nouvelle page.
A noter : un petit utilitaire à placer sur un blog permettant d’identifier les visiteurs réguliers.
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3.10.2007 par Ju.
A découvrir sur le blog de Jerome Bouteiller, à l’occasion de la conférence IMAGINE07… Bluffant !
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5.9.2007 par Ju.
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6.7.2007 par Ju.
David Pogue, journaliste au NY Times est, tout comme pour mon ex-journaliste préféré sur son blog Torrefaction, devenu officiellement mon Dieu.
“Le journaliste tech le plus taré de la planète.” Après ça, que dire de plus…
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13.6.2007 par Ju.
Après avoir essayé de vous présenter une définition des RIA et les usages auxquels on peut s’attendre pour ce nouvel Internet, je vous propose maintenant, dans cette seconde partie du dossier, de détailler les différents acteurs du marché avec les différentes technologies à travers lesquelles les RIA et RDA peuvent être développées. Puis je listerai des exemples concrets de RIA déjà existantes avant d’étudier le cas particulier des widgets. Toujours épaulé par Fabien Deshayes qui tient un blog sur l’Internet riche (rss), nous allons essayer d’être précissans trop rentrer dans les détails pour autant, afin de garder une vision global du sujet.
Cet article est découpé en 3 parties:

Les différents acteurs du marché des RIA
Pour construire des RIA et des RDA, il existe de nombreuses technologies, toutes relativement récentes, et venant de différents acteurs de l’Internet pour la plupart. Ce positionnement sur un marché en pleine construction prouve bien que les RIA représentent un investissement d’avenir, alors qu’on en parlait encore peu il y a 3 ans. Parmi ces acteurs on trouve principalement Adobe, Microsoft et Mozilla qui ont chacun développé des technologies différentes et bien évidemment non interopérables. Néanmoins chacune d’entre elles découlent d’une technologie déjà en place chez ces acteurs (comme Flex qui se base sur Flash, etc…) A coté de ces géants du web, de plus en plus d’acteurs essayent de se positionner sur ce marché. Il serait dur de les lister ici de manière exhaustives mais on peut citer Laszlo Systems, AOL ou encore Google qui propose des RIA depuis déjà un moment mais n’a pas de technologie à proprement parlé mais plutôt de puissantes API ouvertes et facilement exploitable.
Les technologies pour créer des RIA
Parmi tous ces acteurs, voici les technologies correspondantes et permettant de concevoir des Application Riches sur Internet (RIA) :
Les technologies pour créer des RDA
En ce qui concerner les Applications Riches pour Bureau (RDA), les technologies sont encore plus émergentes et donc on trouve moins de choix pour développer des RDA… Mais cela ne cesse de progresser :
Des exemples ?
Voici quelques exemples d’applications riches :
Intelligent finance mortgage calculator (cliquer sur offset calculation) : c’est application permet de simuler un emprunt bancaire, pour l’achat d’une maison par exemple. Au delà de l’enchainement des formulaires à remplir, il est intéressant de voir la représentation graphique des données (l’échéancier) qui utilise des diagrammes pour permettre de faciliter la vision des paiements à l’utilisateur. L’optique ici est d’offrir, par un graphisme plus poussée, une représentation plus parlante car plus visuelle.
Google docs : il s’agit de l’un des nombreux traitements de texte en ligne ; celui-ci est proposé par Google, parmi toute une suite d’applications pourvues d’une même charte graphique. Les fonctionnalités que cette application offre sont basiques mais conviennent à la majorité des besoins, et surtout il décentralise l’information hors de l’ordinateur personnel, en permettant également le travail collaboratif.
Top banana (vidéo de démonstration) est une application riche basée autour de la retouche vidéo. Profitant des dernières possibilités technologiques, elle offre une sorte de webtop ou positionner ses vidéos, puis permet de les découper et d’en concaténer plusieurs. La fluidité et la qualité sont bluffantes.
Click-shirt.com est une magnifique démonstration de ce qui l’est possible de faire en terme d’e-commerce avec du RIA et laisse facilement imaginer tout ce que l’on va voir petit à petit se développer en termes de ventes en ligne.
Picnik est une application riche de retouche de photos en ligne. Elle permet par exemple des traitements simples comme le recadrage ou la mise en noir et blanc, et d’autres plus complexes comme un système anti yeux rouges ou l’application d’effets. De plus, elle propose une dimension sociale en permettant de partager directement ses photos sur FlickR ou facebook.
Joost est une application riche de bureau offrant la télévision en haute qualité par l’Internet, grâce à un système de peer-to-peer. Elle offre plusieurs aspects très intéressants au delà de la performance technique : une interface réussie, une bonne gestion de la vidéo, etc.
Le comparateur de la Fnac (compatible Internet Explorer uniquement) en version RIA développée grâce Silverligth a été un précurseur dans les RIA françaises et ne constitue encore qu’en prototype créé pour tester la capacité de ses nouvelles technologies.
Popfly (vidéo de démonstration )est une application web riche qui permet de faire des mashups facilement en se basant sur Silverlight pour réaliser son but.Le cas des widgets
Le cas des widgets est très intéressants car il est transverse : on retrouve des widgets sur internet et donc comme un RIA mais aussi sur le bureau comme des RDA. En effet, il existe de plus en plus de plateforme proposant des widgets à intégrer sur son site sous le forme d’une mini application indépendante possédante une interface agréable. Que l’on considère les gadgets de Google, les modules Netvibes, le widget MyBlogLog, celui de Criteo ou encore tous ceux disponibles sur le site Widgetbox.com , les widgets sont entrain d’envahir Internet trouvant toujours plus de nouvelles applications. Parti intégrantes des nouveaux OS comme Vista ou MacOS X Leopard, ces nouveaux éléments interactifs annoncent tout un tas de nouveaux usages du média Internet… J’aurai l’occasion d’aborder le sujet plus en détails dans un prochain billet.
En conclusion
Les RIA ne sont pas une simple nouvelle approche d’Internet. Les principaux acteurs du web de positionnent déjà depuis plusieurs années sur ce qui semble être le devenir des interfaces et usages du web. De nombreux exemples existent déjà sur le web et les développeurs semblent de plus en plus maîtrisent toutes les nouvelles fonctionnalités offertes par ces technologies. Si l’objectif reste le même pour tous à savoir simplifier les usages d’Internet et en rendre l’utilisation toujours plus intuitive et agréable, les approches des différents acteurs ne sont pas les mêmes et les technologies qui en découlent non interopérables ce qui laissent sous entendre comme à chaque fois une lourde concurrence entre eux… Il ne reste plus qu’à imaginer ce que sera le web de demain… un web riche sans aucun doute.
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5.6.2007 par Ju.
Définition générale de l’Internet Riche
L’Internet riche est le terme souvent employé pour qualifier toutes les nouveaux types d’interface, d’ergonomie ou d’usages que l’on trouve sur Internet. D’un scope très large, ce terme a du mal à trouver une définition exacte car il ne s’agit pas d’un concept nouveau, apparu à une date précise mais plutôt, et comme bien souvent, d’évolutions faites petit à petit sur le Web. Chaque acteur créant une nouvelle application web regarde toujours ce que la concurrence a fait précédemment et c’est en reprenant de bonnes idées et en les améliorant que les grandes évolutions voient le jour. C’est un peu de cette manière que l’Internet riche s’est construit mois après mois. Si des ergonomies nouvelles et par conséquent des usages nouveaux d’Internet ont été les fondations de ce que l’on nomme Internet riche, ce concept englobe aujourd’hui beaucoup de choses et de notions différentes. Que cela soit en fonction de la plateforme sur lesquels les services sont développés : navigateur Internet pour RIA, système d’exploitation directement pour RDA ou que cela soit pour ce qui est des technos qui ont vu le jour autour de ce concept ou encore pour les designs qui ont suivi cette tendance de très près ( les services dit riches sont souvent faits de manières à faciliter l’ajout de composant personnalisables), l’Internet riche regroupe aujourd’hui une multitude de concepts divers et variés trouvant un axe commun dans la volonté de changer les usages et de rendre la navigation toujours plus simple et intuitive.
Le terme (imaginé par Macromedia dans un White Paper en mars 2002 et disponible ici (PDF) pour ceux que cela intéresse) est donné également en comparaison des interfaces que l’on trouvait sur le Web il y a 5 ans. Celles-ci étaient conçu à l’époque de manière très carrée, sans originalité entre les différents sites web et avec le désir de s’occuper plus du fond que de la forme du site. Aujourd’hui, sans négliger le fond bien évidemment, la forme d’un site et son utilisation (re)deviennent deux éléments essentiels dans la conception d’application web. Les RIA permettent d’apporter alors un lot impressionnant de possibilités supplémentaires pour cela. Par ailleurs, on peut être sûr que, d’ici 3-4 ans, ces concepts seront devenus monnaie courante et que l’on se souviendra de l’Internet riche comme une évolution des usages plutôt que comme une révolution d’Internet à part entière.
Enfin et par abus de langage, il est commun d’appeler RIA tout ce qui englobe l’Internet riche même si ce n’est en réalité qu’une partie de toutes les (r)évolutions de l’Internet riche.
Qu’est ce que RIA ?
Les RIA pour Rich Internet Application offrent de nouvelles possibilités aux utilisateurs en les ouvrants au plus grand nombre. Au delà d’un aspect “rich media”, c’est à dire permettant par exemple l’utilisation de vidéos, ou de musique facilement, il faut ajouter une nouvelle perception de la navigation : le modèle de page en page n’existe plus. Les codes ont changés : un bouton de formulaire ne va pas forcément recharger toute la page, il peut par exemple avoir une influence sur une partie de la page ou charger une image. Ce sont des concepts très bien repris par Gmail par exemple, en simulant des comportements d’un vrai client mail, tout en offrant les avantages du net : accès à un même point, de n’importe où. Cela permet donc de décentraliser les données en ligne. Les technologies utilisées ont permis une adaptation simple des utilisateurs car les comportements que l’on retrouve sont plutôt mimés par rapport à une application classique.
Qu’est ce que RDA ?
Les RDA pour Rich Desktop Application apportent ce que l’on trouve sur le web sur le bureau pour une meilleure expérience utilisateur. Ainsi avec cette déportation d’Internet, les possibilités sont plus grandes : l’intégration avec le système d’exploitation est meilleure, de nouvelles fonctionnalités sont disponibles en s’affranchissant du navigateur, ou encore l’application peut fonctionner même déconnectée.
Internet est basé sur le langage de description HTML. Des acteurs ont poussés cette vision (Mozilla, Macromedia) pour définir des interfaces avec plus de composants, plus de possibilités donc. Ces technologies sont devenues de véritables technologies d’interface, non pas simplement destinées à l’Internet mais également à pouvoir décrire toute interface souhaitée. En prenant cette philosophie et en l’appliquant à un domaine où les interfaces sont plutôt lourdes à créer (sur le bureau), les acteurs offrent de nouveaux outils bénéficiant de plusieurs avantages, venus de plusieurs mondes :
Il faut voir les RDA comme une ouverture des technologies de RIA, un domaine où plus de possibilités sont présentes pour voir le véritable potentiel exploitable des technologies. Le résultat ? Des applications aux interfaces plus faciles à créer, avec une utilisation plus aisée.
Quels usages des RIA peut-on imaginer ?
L’Internet riche apporte et va apporter une quantité de nouveaux usages qui n’ont de limite que l’imagination des webmasters et développeurs Web. En effet, ces nouvelles interfaces et les technologies qui en découlent permettent d’envisager de nombreuses nouvelles utilisations du web comme par exemple de la retouche photo, de la vidéo ou toute manipulation de contenu “riche” (élément 3D, carte enrichie, etc.) directement à travers un site Internet. Et même si toutes ces nouveautés commencent à peine à arriver, les interfaces web d’hier évoluent déjà petit à petit pour profiter des avantages des RIA comme par exemple la fin du rafraichissement des pages web, le glisser-déposer, la présentation d’informations de type graphiques ou documents avec une réelle interactivité possible, le parcours client simplifié et plus intuitif dans un site de vente en ligne, etc.
Vous l’aurez compris les usages des RIA sont infinis et sont en passe de révolutionner le web d’hier pour le rendre plus accessible et plus intuitif à utiliser. En augmentant l’interactivité avec le visiteur, les créateurs de sites Internet rendent le web de demain encore plus attractif et simple d’emploi.
Conclusion
On l’a dit, l’Internet riche propose une magnifique évolution des usages et des interfaces du web d’hier. En pleine croissance et bien que lancé dès 2002, ce concept n’a pas fini de faire parler de lui. Les plus grands acteurs du web l’ont très vite compris (Google en tête) en développant les outils et services nécessaires à l’envol de ce concept sur le web d’aujourd’hui. De plus, les enjeux qui s’en dégagent semblent énormes pour l’industrie du web à en croire les différentes études que Interfaces-Riches.com annonce :
J’espère que ce premier article vous aura permis de clarifier les choses sur ce sujet assez complexe. Il m’a permis moi de synthétiser les idées que j’en avais et je vous invite à revenir sur le blog pour les deux prochaines parties de cet article à savoir une présentation des technologies RIA à travers des exemples concrets de RIA (à venir) et enfin quelques réponses quant au future des RIA et de l’Internet riche (à venir).
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31.5.2007 par Ju.
Voici une vue d’ensemble des technologies d’interface entre des utilisateurs et des services en ligne (au travers d’un navigateur, d’une application ou d’un terminal mobile) :
J’ai essayé de faire un tableau qui soit le plus complet possible et qui tente de faire un peu de prospective sur des technologies émergeantes ou sur des extrapolations (les cases jaunes) :
A voir sur le blog de Fred Cavazza
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30.5.2007 par Ju.
Les annonces récentes de Microsoft Silverlight, Adobe Apollo et des évolutions de Flex, tout comme celle de JavaFX de Sun donnent un peu le tournis dans le monde des “Rich Internet Applications”. Il y a de quoi y perdre son latin car ces technologies sont toutes concurrentes, mais elles présentent des différences certaines que leurs présentations marketing ne permettent malheureusement pas d’identifier clairement.
Les annonces s’appuient à la fois sur les forces de leurs auteurs, et aussi de leurs faiblesses sur le marché et de leurs ambitions pour les résorber. Tout en surfant sur la vague du Web riche, interactif et multimédia.
Pour faire simple:
Je vais dans ce post tenter de décortiquer ces annonces en commençant par Microsoft.
Microsoft et Silverlight
Silverlight a été annoncé pendant la conférence MIX de Las Vegas de fin avril 2007. C’est une technologie de plug-in pour navigateur permettant d’exécuter des composants logiciels “riches” avec toutes sortes de contenus interactifs, notamment vidéo. Elle ne part pas de zéro puisque c’est le nouveau nom donné à ce qui était jusqu’à présent le WPF/E (Windows Presentation Foundation / Everywhere) dont une version d’évaluation était sortie en décembre 2006.
Silverlight présente plusieurs caractéristiques intéressantes:

D’un point de vue pratique, l’installation de Silverlight (1.0 beta) est rapide, avec un téléchargement de moins de 2 Mo. Tout du moins sous Windows Vista ou sous Windows XP SP2 qui disposent déjà du framework .NET. Dans le cas contraire, on est bon pour 50 Mo de téléchargement. Une fois le plug-in installé, on peut tester quelques petites applications de démonstration comme cet outil de présentation de bandes annonces de Fox:
En fait, il y a coexistence entre la bêta de Silverlight 1.0 (2 Mo) et une alpha de Silverlight 1.1 (4 Mo). C’est vraiment un comble! Cette dernière version qui seule supporte la CLR et les langages de programmation de .NET permet de visualiser quelques démonstrations comme ce Silverlight Airlines qui permet visuellement d’identifier le meilleur vol et parcours pour aller d’une ville à une autre des USA:
Dans son lancement de Silverlight, les premières références clients de Microsoft étaient très orientées ‘médias’ et réduites aux USA: CBS (pour un site communautaire en cours de création, à la MySpace), Fox que l’on a déjà vu, Major League Baseball (télévision en direct et à la demande), Skinkers (push streaming vidéo sur mobiles), Limelight Delivery Network (distribution de contenus médias) et enfin Netflix pour la consultation d’extraits vidéos.
Il y avait également quelques logiciels ou matériels en tirant parti: Roxio Buzz, un outil gratuit de montage vidéo relié aux plates-formes de streaming comme Silverlight Streaming (version payante pour supporter les codecs vidéo comme le MPEG2, MPEG4 ou AAC d’Apple), Topbanana de Metaliq, un outil de montage vidéo équivalent issu d’une jeune startup, et enfin Tarari qui annonce un encodeur vidéo matériel (pour le VC1 de Silverlight).
Bref, avec Silverlight, on bénéficie de spécificités de .NET et de Microsoft: un choix de langages de programmation et d’outils de développement modernes, la meilleure performance d’exécution et une plate-forme d’outils de création adaptée à tous les métiers. Par contre, c’est malgré un peu d’ouverture, un monde assez “Microsoft centric”. Vous voulez en savoir plus? L’occasion vous en est donnée en participant à la conférence Mix à Paris, au Cirque d’Hiver, le 21 juin. Vous pouvez aussi lire divers compte rendu de l’annonce de MIX Vegas, notamment chez Fred Cavazza. Et aussi la description assez complète de Silverlight faite par Scott Guthrie de Microsoft Corp.
Au passage, les rumeurs sur l’acquisition de Yahoo par Microsoft me semblent peu fondées. Contrairement à l’idée répandue chez ses détracteurs, Microsoft fait très rarement l’acquisition de concurrents, à fortiori de grande taille. Les redondances entre MSN/Live et Yahoo sont trop conséquentes (mail, messagerie instantanée, portail, blog, partage photo/vidéos, etc) pour qu’une intégration puisse fonctionner sans pertes et fracas. Par contre, il n’est pas impossible que Microsoft discute avec Yahoo de partenariats technologiques divers. Pourquoi pas, relatifs à l’usage chez Yahoo de Silverlight! Mais je peux me tromper, on verra bien…
Sinon, Microsoft vient de faire, comme ça, l’acquisition de aQuantive hier pour la modique somme de $6B. C’est sa plus grosse acquisition historique. Faute d’avoir pu gober DoubleClick, attrapé par Google il y a quelques semaines pour $3B. aQuantive est l’un des principaux concurrents, certes moins connu, de DoubleClick. Il faut dire que aQuantive avait un atout de taille: ils sont basés à Seattle! Mais ceci n’a pas de rapport avec Silverlight, mais plus avec la volonté de Microsoft de monétiser ses services Internet par la publicité, face à l’omniprésent Google.
Adobe, Apollo et Flex
Apollo d’Adobe est l’équivalent le plus proche de Silverlight. A ceci près que ce run-time permet de mixer dans le même composant logiciel du code HTML, JavaScript en plus du Flash et au passage du PDF.
Un plug-in Silverlight sera écrit dans un langage supportant .NET, puis fera appel à XAML pour la description graphique de l’application. Et il sera exécutable dans le contexte d’une page HTML, elle-même rendue par un navigateur. Alors qu’un composant Appolo est en fait une application qui s’exécute directement à partir du bureau.
Du côté outil de développement, Adobe propose Flex pour créer ces applications Apollo. Flex comprend Flex Builder, un environnement de développement (IDE) basé sur Eclipse (illustration ci-dessous), Flex Framework, un modèle de programmation, et Flex Data Services, un service d’accès (écrit en Java) aux données gérant la synchronisation entre client et serveur. L’interface des applications Flex est codée avec MXML, une sorte d’équivalent du XAML de Microsoft.
Sur le poste de travail, l’application Apollo s’exécute avec un run-time Apollo. Une application Flex se contente du Flash Player. Dans les deux cas, on a une bonne vieille application “client riche” dotée des moyens de communication avec les serveurs sur Internet. Voici pour résumer tout cela une cette comparaison schématique d’architecture entre les applications Silverlight, Flex et Apollo (cliquer dessus pour agrandir le schéma):
Au delà de cette notion de client riche “standalone”, ce qui est un peu nouveau dans l’architecture d’Adobe, c’est l’intrusion dans le serveur. Jusqu’à présent, un plug-in Flash s’exécutait tout seul sur le client, sur lequel il avait été téléchargé comme simple fichier à partir d’un serveur. Une application Flex ou Apollo feront appel aux Flex Data Services tournant sur serveur. Ce n’est probablement qu’un début et il ne serait pas étonnant de voir un jour Adobe étoffer son offre de middleware serveur à partir de cette tête de pont.
Un avantage à signaler pour l’offre Adobe: elle est “plus” multiplateforme car l’éditeur supporte lui-même Linux. Même s’il ne supporte officiellement que RedHat et Novell Suse. Sa stratégie pour les mobiles semble par contre moins avancée que celle de Microsoft et de Sun, que l’on verra juste après.
Microsoft et Adobe ont deux approches propriétaires qui se battent en duel. Ils rivalisent d’ouverture dans leur monde propriétaire: Microsoft a fait standardiser le VC1, le C#, la CLR, et a mis en open source la DLR, un bout du run-time de Silverlight. Mais le langage script de Flash, Action Script, est aussi un standard ECMA, organisme convertissant régulièrement des spécifications propriétaires en standards de jure. L’annonce de la mise des outils Flex 3.0 en open source suit cette tendance. Quand ont lit entre les lignes, on constate que seuls certains composants de Flex seront mis en open source. Et que cela ne concerne pas les extensions à Eclipse ni les Flex Data Services. L’approche open source est donc utilisée plus à des fins marketing qu’autre chose, tout en préservant le côté propriétaire des composants clés de la plate-forme Flex et Apollo. A l’instar de Microsoft avec Visual Studio et Expression, le Flex Builder d’Adobe reste bien payant.
Adobe a pour lui la chance qu’a Microsoft dans d’autre domaine : l’inertie de marché. Qui fait qu’il sera difficile de déloger Flash. Le web continuera donc d’être un bric à brac qui voit se côtoyer de nombreuses technologies ouvertes et propriétaires, avec une palanquée de plug-ins et autres composants logiciels incompatibles entre eux.
Avec Adobe, on est donc dans le standard du moment, un peu plus proche des standards Web, et on est plus multi-plate-forme qu’avec Microsoft.
Sun et JavaFX
Sun a annoncé JavaFX quelques jours après l’annonce de Silverlight par Microsoft. On pourrait dire: “en réaction à”. D’un point de vue du timing, c’était à l’occasion de la conférence JavaOne qui avait alors lieu, et de toutes manières, ces choses là ne se préparent pas en quelques semaines. Même s’il apparait que l’annonce est maigre et ne constitue pas une avancée autant que celles d’Adobe ou de Microsoft.
JavaFX Script est un langage de scripting qui fonctionne sur toute machine virtuelle JavaSE. Sorte d’intermédiaire entre Java et JavaScript, il s’appuie sur la bibliothèque de composants Swing servant à décrire les éléments de l’interface graphique. Mais l’ensemble ne semble pas permettre la création d’applications aussi riches visuellement que Silverlight ou Flex.
Alors, où est l’interpréteur de ce langage? L’histoire ne le dit pas et le marketing de Sun est assez obscur de ce point de vue là. L’interpréteur doit se charger avec l’application, étant lui-même écrit en Java. Ou bien JavaFX n’est qu’un nom marketing pour un sous-ensemble de Java ou de JavaScript. En tout cas, ceci n’augure rien de bon en termes de performances. Les applications JavaFX sont des fichiers .jar chargés à partir d’un navigateur et qui s’exécutent ensuite dans leur propre fenêtre.
Sun propose aussi JavaFX Mobile, un middleware pour mobile permettant d’exécuter ces nouveaux scripts. Un bon point pour Java qui est effectivement très présent sur ce marché.
Autre bon point pour Sun et Java, le côté multi-plate-forme qui est bien meilleur que pour Microsoft Silverlight et Adobe Flex/Appolo. Car Java supporte à peu près tout ce qui existe comme système d’exploitation. De plus, JavaFX en open source, of course.
On développe les applications JavaFX à partir de NetBeans, l’environnement de développement gratuit de Sun écrit lui-même en Java.
Donc, what’s new? Pourquoi a-t-on besoin d’un langage de scripting lui-même tournant au dessus de Java? La littérature indique que cela permet d’ouvrir Java à un plus grand nombre de développeurs. Mais n’est-ce pas le rôle de JavaScript? Mystère pour moi…
Sur le site de JavaFX, on pouvait tester quelques petites applications de démonstration comme celle de Motorola qui a l’air bien animée et rapide:
Et une autre de Tesla Motors. Mais, différence notable par rapport aux démonstrations de Microsoft et Adobe: il n’y a pas de vidéos! Pourtant, cela doit être possible.
Au bilan, avec Sun et Java, on n’est pas très avancé, sauf peut-être sur les mobiles où Java est très présent.
Solutions open source
Le monde de l’open source est très divers et son approche est donc assez fragmentée. Même si elle présente l’approche de ne pas être propriétaire et proche des standards du Web.
Historiquement, les évolutions du développement Web dans ce monde passaient par Ajax et ses évolutions comme XAP (soutenu par Nexaweb) ou implémentations diverses comme chez Helmi, tout comme XUL - un vague équivalent open source du XAML de Microsoft - et SVG, un format d’image vectoriel 2D dérivé de XML. (NB: Microsoft fournit aussi une implémentation d’Ajax sur ASP.NET avec Atlas).
C’est le projet OpenLaszlo, d’origine italienne, qui semble le plus proche de Silverlight et de Flex. Il s’appuie sur un langage LZX de description d’interface graphique similaire à XUL (Mozilla Foundation), XAML (Microsoft) et MXML (Adobe) et sur un logiciel serveur qui compile le code pour l’envoyer aux navigateurs au format Shockwave reconnu par le player Flash ou bien en JavaScript. Les quelques démonstrations d’applications réalisées avec sont assez classiques dans la forme.
Enfin, du côté du consortium ObjectWeb, il n’y a pas de signe de vie d’une plate-forme intégrée pour le “rich web”. Ce qui s’explique par l’orientation middleware serveur et développement d’applications en entreprise du consortium et de ses différents membres.
A ce stade, aucune solution open source n’a réussi à véritablement égratigner Adobe côté part de marché, ou Microsoft du côté de la cohérence de l’architecture.
Conclusion
Je constate au vu de ces acteurs du marché que leur marketing est assez cryptique. Leurs explications contiennent peu de schémas qui expliquent qui fait quoi, quel logiciel tourne où et s’interface avec quoi. Le manque de pédagogie est flagrant. Adobe n’est pas trop mauvais, Sun est une catastrophe, et Microsoft se situe entre les deux.
Je note aussi une conséquence de l’émergence de ces applications “riches” qu’il ne faut pas négliger: elle peut fermer l’Internet et notamment empêcher l’indexation de contenus, s’ils sont tous encapsulés dans ces applications.
Bref… net net, Adobe et Microsoft restent les deux acteurs en lice dans ce web propriétaire!
Encore faut-il faire la part des choses sur le marché concerné. Il s’agit ici du marché des “applications riches”. Mais l’essentiel du web, ce sont des applications “pauvres” - certes dynamiques - qui n’ont pas besoin d’être “riches”. Donc, les applications Web développées avec des outils plus traditionnels comme le bon vieux PHP et le JavaScript, continueront de dominer l’Internet pendant longtemps.
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16.5.2007 par Ju.
Cette plateforme est constituée des éléments suivants :

Cette plateforme évolue depuis quelques années vers une certaine exhaustivité technologique, qui l’autorise de plus en plus à se mesurer aux plateformes JEE et .NET. Notons cependant que Flash/Flex est orienté Front Office.
Elle est complétée par une offre collaborative (Lifecycle et Acrobat Connect) qui concurrence partiellement les offres de collaboration Microsoft et Lotus.
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