Après avoir essayé de vous présenter une définition des RIA et les usages auxquels on peut s’attendre pour ce nouvel Internet, je vous propose maintenant, dans cette seconde partie du dossier, de détailler les différents acteurs du marché avec les différentes technologies à travers lesquelles les RIA et RDA peuvent être développées. Puis je listerai des exemples concrets de RIA déjà existantes avant d’étudier le cas particulier des widgets. Toujours épaulé par Fabien Deshayes qui tient un blog sur l’Internet riche (rss), nous allons essayer d’être précissans trop rentrer dans les détails pour autant, afin de garder une vision global du sujet.
Cet article est découpé en 3 parties:

Les différents acteurs du marché des RIA
Pour construire des RIA et des RDA, il existe de nombreuses technologies, toutes relativement récentes, et venant de différents acteurs de l’Internet pour la plupart. Ce positionnement sur un marché en pleine construction prouve bien que les RIA représentent un investissement d’avenir, alors qu’on en parlait encore peu il y a 3 ans. Parmi ces acteurs on trouve principalement Adobe, Microsoft et Mozilla qui ont chacun développé des technologies différentes et bien évidemment non interopérables. Néanmoins chacune d’entre elles découlent d’une technologie déjà en place chez ces acteurs (comme Flex qui se base sur Flash, etc…) A coté de ces géants du web, de plus en plus d’acteurs essayent de se positionner sur ce marché. Il serait dur de les lister ici de manière exhaustives mais on peut citer Laszlo Systems, AOL ou encore Google qui propose des RIA depuis déjà un moment mais n’a pas de technologie à proprement parlé mais plutôt de puissantes API ouvertes et facilement exploitable.
Les technologies pour créer des RIA
Parmi tous ces acteurs, voici les technologies correspondantes et permettant de concevoir des Application Riches sur Internet (RIA) :
Les technologies pour créer des RDA
En ce qui concerner les Applications Riches pour Bureau (RDA), les technologies sont encore plus émergentes et donc on trouve moins de choix pour développer des RDA… Mais cela ne cesse de progresser :
Des exemples ?
Voici quelques exemples d’applications riches :
Intelligent finance mortgage calculator (cliquer sur offset calculation) : c’est application permet de simuler un emprunt bancaire, pour l’achat d’une maison par exemple. Au delà de l’enchainement des formulaires à remplir, il est intéressant de voir la représentation graphique des données (l’échéancier) qui utilise des diagrammes pour permettre de faciliter la vision des paiements à l’utilisateur. L’optique ici est d’offrir, par un graphisme plus poussée, une représentation plus parlante car plus visuelle.
Google docs : il s’agit de l’un des nombreux traitements de texte en ligne ; celui-ci est proposé par Google, parmi toute une suite d’applications pourvues d’une même charte graphique. Les fonctionnalités que cette application offre sont basiques mais conviennent à la majorité des besoins, et surtout il décentralise l’information hors de l’ordinateur personnel, en permettant également le travail collaboratif.
Top banana (vidéo de démonstration) est une application riche basée autour de la retouche vidéo. Profitant des dernières possibilités technologiques, elle offre une sorte de webtop ou positionner ses vidéos, puis permet de les découper et d’en concaténer plusieurs. La fluidité et la qualité sont bluffantes.
Click-shirt.com est une magnifique démonstration de ce qui l’est possible de faire en terme d’e-commerce avec du RIA et laisse facilement imaginer tout ce que l’on va voir petit à petit se développer en termes de ventes en ligne.
Picnik est une application riche de retouche de photos en ligne. Elle permet par exemple des traitements simples comme le recadrage ou la mise en noir et blanc, et d’autres plus complexes comme un système anti yeux rouges ou l’application d’effets. De plus, elle propose une dimension sociale en permettant de partager directement ses photos sur FlickR ou facebook.
Joost est une application riche de bureau offrant la télévision en haute qualité par l’Internet, grâce à un système de peer-to-peer. Elle offre plusieurs aspects très intéressants au delà de la performance technique : une interface réussie, une bonne gestion de la vidéo, etc.
Le comparateur de la Fnac (compatible Internet Explorer uniquement) en version RIA développée grâce Silverligth a été un précurseur dans les RIA françaises et ne constitue encore qu’en prototype créé pour tester la capacité de ses nouvelles technologies.
Popfly (vidéo de démonstration )est une application web riche qui permet de faire des mashups facilement en se basant sur Silverlight pour réaliser son but.Le cas des widgets
Le cas des widgets est très intéressants car il est transverse : on retrouve des widgets sur internet et donc comme un RIA mais aussi sur le bureau comme des RDA. En effet, il existe de plus en plus de plateforme proposant des widgets à intégrer sur son site sous le forme d’une mini application indépendante possédante une interface agréable. Que l’on considère les gadgets de Google, les modules Netvibes, le widget MyBlogLog, celui de Criteo ou encore tous ceux disponibles sur le site Widgetbox.com , les widgets sont entrain d’envahir Internet trouvant toujours plus de nouvelles applications. Parti intégrantes des nouveaux OS comme Vista ou MacOS X Leopard, ces nouveaux éléments interactifs annoncent tout un tas de nouveaux usages du média Internet… J’aurai l’occasion d’aborder le sujet plus en détails dans un prochain billet.
En conclusion
Les RIA ne sont pas une simple nouvelle approche d’Internet. Les principaux acteurs du web de positionnent déjà depuis plusieurs années sur ce qui semble être le devenir des interfaces et usages du web. De nombreux exemples existent déjà sur le web et les développeurs semblent de plus en plus maîtrisent toutes les nouvelles fonctionnalités offertes par ces technologies. Si l’objectif reste le même pour tous à savoir simplifier les usages d’Internet et en rendre l’utilisation toujours plus intuitive et agréable, les approches des différents acteurs ne sont pas les mêmes et les technologies qui en découlent non interopérables ce qui laissent sous entendre comme à chaque fois une lourde concurrence entre eux… Il ne reste plus qu’à imaginer ce que sera le web de demain… un web riche sans aucun doute.
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