Archive pour 5.5.2007

E-tourisme et hyper-segmentation

L’e-Tourisme se révèle être l’une des plus grandes réussites de l’e-commerce. 80% des internautes préparent leurs vacances en ligne et 30 à 50% d’entre eux passent leur commande sur le Web. Comment désormais maintenir les niveaux de croissance passés ? Comment optimiser son offre sur le Web ? Reste-t-il de la place sur Internet pour les petites agences de voyages ? Comment va évoluer le métier des agences de voyages sur le Web ? Les problématiques d’avenir sont nombreuses sur le secteur du voyage en ligne.


L’hyper-segmentation, mot légèrement barbare pour définir un élargissement de gammes afin de répondre aux micro-segments, revient sur de nombreuses lèvres des professionnels du secteur. Cela revient à raisonner par niches, en répondant à un besoin inexploité ou sous-exploité car trop spécifique et pas assez général. On peut citer pour exemple Escursia.fr le spécialiste des voyages scientifiques. La France prend petit à petit conscience de l’importance des niches et de leur potentiel. Il y aurait, selon une étude américaine 66 segments identifiés en matière de tourisme !


Quel intérêt possède l’hyper-segmentation ? Cela représente tout d’abord des possibilités pour les plus petits acteurs. Pour pouvoir s’adresser à tout le monde, les moyens doivent suivre ! En ciblant sa clientèle et donc ses campagnes de communication, les moyens à investir sont d’autant divisés. La segmentation par niche s’adapte de plus tout à fait au secteur de l’e-tourisme. En effet, la segmentation a évolué et se divise, en plus de la traditionnelle démographie, par sexes, centres d’intérêt, styles de vie, situations géographique ou encore revenus… Enfin les possibilités de fidélisation pour les agences de voyages s’étant positionnés sur une niche précise sont importantes. Le client sera alors plus enclin à s’identifier dans ce que représentera l’agence et l’image qu’elle donnera au grand public. Le positionnement de l’agence de voyages spécialisée est clair et transparent, deux qualités importantes pour un consommateur ayant un choix à faire.


L’hyper-segmentation va également dans le sens du client et de son évolution. L’e-touriste change et cherche désormais sur Internet bien plus que de la simple information. Les agences de voyages en ligne doivent s’adapter à une véritable volonté de s’impliquer dans ses voyages du côté des clients. L’e-touriste visite en moyenne plus de 5 sites Internet d’agences de voyages dans sa recherche et apparaît de plus en plus infidèle à son agence.

Par Olivier Douard 

Panorama des approches technologiques des contenus web E-commerce

Voici les différentes approches de gestion de contenu web qui tournent de près ou de loin autour du e-commerce, d’après un nombre limité d’acteurs de manière à faire apparaître quelques tendances.

Trois grands axes technologiques se distinguent pour créer de la valeur et espérer générer du trafic valorisable:

  • Le social feed qui incite l’internaute à créer un contenu. Principales barrières: seule une minorité d’internautes est spontanément contributrice. Surtout, il faut modérer, ce qui limite le tout automatique/logiciel. Fia-net est un modèle du genre pour le e-commerce. Hors de la sphère e-commerce, Agoravox et Wikipedia sont les modèles ultimes
  • Le RSS feed (plus généralement data feed) qui se généralise grace à une standardisation technologique redoutablement efficace. Ce qui est innovant: La pertinence et le choix des données sont de plus en plus à la portée du grand public qui ne connait rien aux requêtes SQL. Netvibes et plus généralement les portails personnalisés sont le modèle ultime actuel de cette création de valeur. Pour le e-commerce on connait cela depuis belle lurette avec tous les shopbots. Barrières: Impossible pour l’instant d’avoir accès aux données si celui qui les détient ne s’adapte pas au standard. Aucun contrôle de la fiabilité de la source
  • L’approche crawling/semantic: Plus rare car bien plus complexe. L’objectif est de créer de la valeur par la compréhension du contenu. Barrières: D’abord il y a Google, le niveau 0 de la sémantique qui satisfait 99% des besoins simplement à partir de l’unité de mot (Tout du moins personne ne le met en doute). Pour les besoins restants, les technologies sont gourmandes en ressources. Exalead semble vouloir se positionner en modèle sur ce créneau (ainsi que sur le multimédia).

|