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31.5.2007 par Ju.
Elisabeth Lane Lawley (qui dirige le Lab for Social Computing) sur les nouveaux outils sociaux en ligne et les différents domaines d’application :
Dis moi ce qu’il y a dans tes favoris et je te dirais qui tu es
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31.5.2007 par Ju.
Par Sébastien Paquet (SocialText)
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31.5.2007 par Ju.
Voici une vue d’ensemble des technologies d’interface entre des utilisateurs et des services en ligne (au travers d’un navigateur, d’une application ou d’un terminal mobile) :
J’ai essayé de faire un tableau qui soit le plus complet possible et qui tente de faire un peu de prospective sur des technologies émergeantes ou sur des extrapolations (les cases jaunes) :
A voir sur le blog de Fred Cavazza
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31.5.2007 par Ju.
Médiametrie nous livre son bilan de l’année internet en 2006. Et en plus, c’est sur un blog ! Vous y apprendrez beaucoup d’informations, je vous fais un résumé des points qui me semble les plus pertinents :
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30.5.2007 par Ju.
Les annonces récentes de Microsoft Silverlight, Adobe Apollo et des évolutions de Flex, tout comme celle de JavaFX de Sun donnent un peu le tournis dans le monde des “Rich Internet Applications”. Il y a de quoi y perdre son latin car ces technologies sont toutes concurrentes, mais elles présentent des différences certaines que leurs présentations marketing ne permettent malheureusement pas d’identifier clairement.
Les annonces s’appuient à la fois sur les forces de leurs auteurs, et aussi de leurs faiblesses sur le marché et de leurs ambitions pour les résorber. Tout en surfant sur la vague du Web riche, interactif et multimédia.
Pour faire simple:
Je vais dans ce post tenter de décortiquer ces annonces en commençant par Microsoft.
Microsoft et Silverlight
Silverlight a été annoncé pendant la conférence MIX de Las Vegas de fin avril 2007. C’est une technologie de plug-in pour navigateur permettant d’exécuter des composants logiciels “riches” avec toutes sortes de contenus interactifs, notamment vidéo. Elle ne part pas de zéro puisque c’est le nouveau nom donné à ce qui était jusqu’à présent le WPF/E (Windows Presentation Foundation / Everywhere) dont une version d’évaluation était sortie en décembre 2006.
Silverlight présente plusieurs caractéristiques intéressantes:

D’un point de vue pratique, l’installation de Silverlight (1.0 beta) est rapide, avec un téléchargement de moins de 2 Mo. Tout du moins sous Windows Vista ou sous Windows XP SP2 qui disposent déjà du framework .NET. Dans le cas contraire, on est bon pour 50 Mo de téléchargement. Une fois le plug-in installé, on peut tester quelques petites applications de démonstration comme cet outil de présentation de bandes annonces de Fox:
En fait, il y a coexistence entre la bêta de Silverlight 1.0 (2 Mo) et une alpha de Silverlight 1.1 (4 Mo). C’est vraiment un comble! Cette dernière version qui seule supporte la CLR et les langages de programmation de .NET permet de visualiser quelques démonstrations comme ce Silverlight Airlines qui permet visuellement d’identifier le meilleur vol et parcours pour aller d’une ville à une autre des USA:
Dans son lancement de Silverlight, les premières références clients de Microsoft étaient très orientées ‘médias’ et réduites aux USA: CBS (pour un site communautaire en cours de création, à la MySpace), Fox que l’on a déjà vu, Major League Baseball (télévision en direct et à la demande), Skinkers (push streaming vidéo sur mobiles), Limelight Delivery Network (distribution de contenus médias) et enfin Netflix pour la consultation d’extraits vidéos.
Il y avait également quelques logiciels ou matériels en tirant parti: Roxio Buzz, un outil gratuit de montage vidéo relié aux plates-formes de streaming comme Silverlight Streaming (version payante pour supporter les codecs vidéo comme le MPEG2, MPEG4 ou AAC d’Apple), Topbanana de Metaliq, un outil de montage vidéo équivalent issu d’une jeune startup, et enfin Tarari qui annonce un encodeur vidéo matériel (pour le VC1 de Silverlight).
Bref, avec Silverlight, on bénéficie de spécificités de .NET et de Microsoft: un choix de langages de programmation et d’outils de développement modernes, la meilleure performance d’exécution et une plate-forme d’outils de création adaptée à tous les métiers. Par contre, c’est malgré un peu d’ouverture, un monde assez “Microsoft centric”. Vous voulez en savoir plus? L’occasion vous en est donnée en participant à la conférence Mix à Paris, au Cirque d’Hiver, le 21 juin. Vous pouvez aussi lire divers compte rendu de l’annonce de MIX Vegas, notamment chez Fred Cavazza. Et aussi la description assez complète de Silverlight faite par Scott Guthrie de Microsoft Corp.
Au passage, les rumeurs sur l’acquisition de Yahoo par Microsoft me semblent peu fondées. Contrairement à l’idée répandue chez ses détracteurs, Microsoft fait très rarement l’acquisition de concurrents, à fortiori de grande taille. Les redondances entre MSN/Live et Yahoo sont trop conséquentes (mail, messagerie instantanée, portail, blog, partage photo/vidéos, etc) pour qu’une intégration puisse fonctionner sans pertes et fracas. Par contre, il n’est pas impossible que Microsoft discute avec Yahoo de partenariats technologiques divers. Pourquoi pas, relatifs à l’usage chez Yahoo de Silverlight! Mais je peux me tromper, on verra bien…
Sinon, Microsoft vient de faire, comme ça, l’acquisition de aQuantive hier pour la modique somme de $6B. C’est sa plus grosse acquisition historique. Faute d’avoir pu gober DoubleClick, attrapé par Google il y a quelques semaines pour $3B. aQuantive est l’un des principaux concurrents, certes moins connu, de DoubleClick. Il faut dire que aQuantive avait un atout de taille: ils sont basés à Seattle! Mais ceci n’a pas de rapport avec Silverlight, mais plus avec la volonté de Microsoft de monétiser ses services Internet par la publicité, face à l’omniprésent Google.
Adobe, Apollo et Flex
Apollo d’Adobe est l’équivalent le plus proche de Silverlight. A ceci près que ce run-time permet de mixer dans le même composant logiciel du code HTML, JavaScript en plus du Flash et au passage du PDF.
Un plug-in Silverlight sera écrit dans un langage supportant .NET, puis fera appel à XAML pour la description graphique de l’application. Et il sera exécutable dans le contexte d’une page HTML, elle-même rendue par un navigateur. Alors qu’un composant Appolo est en fait une application qui s’exécute directement à partir du bureau.
Du côté outil de développement, Adobe propose Flex pour créer ces applications Apollo. Flex comprend Flex Builder, un environnement de développement (IDE) basé sur Eclipse (illustration ci-dessous), Flex Framework, un modèle de programmation, et Flex Data Services, un service d’accès (écrit en Java) aux données gérant la synchronisation entre client et serveur. L’interface des applications Flex est codée avec MXML, une sorte d’équivalent du XAML de Microsoft.
Sur le poste de travail, l’application Apollo s’exécute avec un run-time Apollo. Une application Flex se contente du Flash Player. Dans les deux cas, on a une bonne vieille application “client riche” dotée des moyens de communication avec les serveurs sur Internet. Voici pour résumer tout cela une cette comparaison schématique d’architecture entre les applications Silverlight, Flex et Apollo (cliquer dessus pour agrandir le schéma):
Au delà de cette notion de client riche “standalone”, ce qui est un peu nouveau dans l’architecture d’Adobe, c’est l’intrusion dans le serveur. Jusqu’à présent, un plug-in Flash s’exécutait tout seul sur le client, sur lequel il avait été téléchargé comme simple fichier à partir d’un serveur. Une application Flex ou Apollo feront appel aux Flex Data Services tournant sur serveur. Ce n’est probablement qu’un début et il ne serait pas étonnant de voir un jour Adobe étoffer son offre de middleware serveur à partir de cette tête de pont.
Un avantage à signaler pour l’offre Adobe: elle est “plus” multiplateforme car l’éditeur supporte lui-même Linux. Même s’il ne supporte officiellement que RedHat et Novell Suse. Sa stratégie pour les mobiles semble par contre moins avancée que celle de Microsoft et de Sun, que l’on verra juste après.
Microsoft et Adobe ont deux approches propriétaires qui se battent en duel. Ils rivalisent d’ouverture dans leur monde propriétaire: Microsoft a fait standardiser le VC1, le C#, la CLR, et a mis en open source la DLR, un bout du run-time de Silverlight. Mais le langage script de Flash, Action Script, est aussi un standard ECMA, organisme convertissant régulièrement des spécifications propriétaires en standards de jure. L’annonce de la mise des outils Flex 3.0 en open source suit cette tendance. Quand ont lit entre les lignes, on constate que seuls certains composants de Flex seront mis en open source. Et que cela ne concerne pas les extensions à Eclipse ni les Flex Data Services. L’approche open source est donc utilisée plus à des fins marketing qu’autre chose, tout en préservant le côté propriétaire des composants clés de la plate-forme Flex et Apollo. A l’instar de Microsoft avec Visual Studio et Expression, le Flex Builder d’Adobe reste bien payant.
Adobe a pour lui la chance qu’a Microsoft dans d’autre domaine : l’inertie de marché. Qui fait qu’il sera difficile de déloger Flash. Le web continuera donc d’être un bric à brac qui voit se côtoyer de nombreuses technologies ouvertes et propriétaires, avec une palanquée de plug-ins et autres composants logiciels incompatibles entre eux.
Avec Adobe, on est donc dans le standard du moment, un peu plus proche des standards Web, et on est plus multi-plate-forme qu’avec Microsoft.
Sun et JavaFX
Sun a annoncé JavaFX quelques jours après l’annonce de Silverlight par Microsoft. On pourrait dire: “en réaction à”. D’un point de vue du timing, c’était à l’occasion de la conférence JavaOne qui avait alors lieu, et de toutes manières, ces choses là ne se préparent pas en quelques semaines. Même s’il apparait que l’annonce est maigre et ne constitue pas une avancée autant que celles d’Adobe ou de Microsoft.
JavaFX Script est un langage de scripting qui fonctionne sur toute machine virtuelle JavaSE. Sorte d’intermédiaire entre Java et JavaScript, il s’appuie sur la bibliothèque de composants Swing servant à décrire les éléments de l’interface graphique. Mais l’ensemble ne semble pas permettre la création d’applications aussi riches visuellement que Silverlight ou Flex.
Alors, où est l’interpréteur de ce langage? L’histoire ne le dit pas et le marketing de Sun est assez obscur de ce point de vue là. L’interpréteur doit se charger avec l’application, étant lui-même écrit en Java. Ou bien JavaFX n’est qu’un nom marketing pour un sous-ensemble de Java ou de JavaScript. En tout cas, ceci n’augure rien de bon en termes de performances. Les applications JavaFX sont des fichiers .jar chargés à partir d’un navigateur et qui s’exécutent ensuite dans leur propre fenêtre.
Sun propose aussi JavaFX Mobile, un middleware pour mobile permettant d’exécuter ces nouveaux scripts. Un bon point pour Java qui est effectivement très présent sur ce marché.
Autre bon point pour Sun et Java, le côté multi-plate-forme qui est bien meilleur que pour Microsoft Silverlight et Adobe Flex/Appolo. Car Java supporte à peu près tout ce qui existe comme système d’exploitation. De plus, JavaFX en open source, of course.
On développe les applications JavaFX à partir de NetBeans, l’environnement de développement gratuit de Sun écrit lui-même en Java.
Donc, what’s new? Pourquoi a-t-on besoin d’un langage de scripting lui-même tournant au dessus de Java? La littérature indique que cela permet d’ouvrir Java à un plus grand nombre de développeurs. Mais n’est-ce pas le rôle de JavaScript? Mystère pour moi…
Sur le site de JavaFX, on pouvait tester quelques petites applications de démonstration comme celle de Motorola qui a l’air bien animée et rapide:
Et une autre de Tesla Motors. Mais, différence notable par rapport aux démonstrations de Microsoft et Adobe: il n’y a pas de vidéos! Pourtant, cela doit être possible.
Au bilan, avec Sun et Java, on n’est pas très avancé, sauf peut-être sur les mobiles où Java est très présent.
Solutions open source
Le monde de l’open source est très divers et son approche est donc assez fragmentée. Même si elle présente l’approche de ne pas être propriétaire et proche des standards du Web.
Historiquement, les évolutions du développement Web dans ce monde passaient par Ajax et ses évolutions comme XAP (soutenu par Nexaweb) ou implémentations diverses comme chez Helmi, tout comme XUL - un vague équivalent open source du XAML de Microsoft - et SVG, un format d’image vectoriel 2D dérivé de XML. (NB: Microsoft fournit aussi une implémentation d’Ajax sur ASP.NET avec Atlas).
C’est le projet OpenLaszlo, d’origine italienne, qui semble le plus proche de Silverlight et de Flex. Il s’appuie sur un langage LZX de description d’interface graphique similaire à XUL (Mozilla Foundation), XAML (Microsoft) et MXML (Adobe) et sur un logiciel serveur qui compile le code pour l’envoyer aux navigateurs au format Shockwave reconnu par le player Flash ou bien en JavaScript. Les quelques démonstrations d’applications réalisées avec sont assez classiques dans la forme.
Enfin, du côté du consortium ObjectWeb, il n’y a pas de signe de vie d’une plate-forme intégrée pour le “rich web”. Ce qui s’explique par l’orientation middleware serveur et développement d’applications en entreprise du consortium et de ses différents membres.
A ce stade, aucune solution open source n’a réussi à véritablement égratigner Adobe côté part de marché, ou Microsoft du côté de la cohérence de l’architecture.
Conclusion
Je constate au vu de ces acteurs du marché que leur marketing est assez cryptique. Leurs explications contiennent peu de schémas qui expliquent qui fait quoi, quel logiciel tourne où et s’interface avec quoi. Le manque de pédagogie est flagrant. Adobe n’est pas trop mauvais, Sun est une catastrophe, et Microsoft se situe entre les deux.
Je note aussi une conséquence de l’émergence de ces applications “riches” qu’il ne faut pas négliger: elle peut fermer l’Internet et notamment empêcher l’indexation de contenus, s’ils sont tous encapsulés dans ces applications.
Bref… net net, Adobe et Microsoft restent les deux acteurs en lice dans ce web propriétaire!
Encore faut-il faire la part des choses sur le marché concerné. Il s’agit ici du marché des “applications riches”. Mais l’essentiel du web, ce sont des applications “pauvres” - certes dynamiques - qui n’ont pas besoin d’être “riches”. Donc, les applications Web développées avec des outils plus traditionnels comme le bon vieux PHP et le JavaScript, continueront de dominer l’Internet pendant longtemps.
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16.5.2007 par Ju.
Je vous recommande cette analyse de Olivier Ezratty sur le budget de l’Etat. Enrichissant, particulièrement pertinant, bref un “must-have” certifié ![]()
Voici donc cet essai de 77 pages ici, en version 1.9.
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16.5.2007 par Ju.
Les technologies de l’information et de la communication ont tenté de faire parler d’elles pendant la campagne présidentielle, et sans beaucoup plus de succès qu’en 2002.
Cet enjeu est en effet loin d’émerger dans les grands médias. Il ne fait pas trop le poids face aux questions de l’emploi, de l’éducation, de l’immigration ou de l’environnement. D’autant plus que même si une moitié de la population n’a pas encore d’ordinateur à la maison, il n’y a pas le feu au lac par rapport à d’autres besoins vitaux bien mal couverts comme le logement.
Le sujet des TIC dans la présidentielle est donc limité à un microcosme de spécialistes. A l’instar du comportement de nombreuses autres industries, groupes de pression ou corporations, nous avons droit à un festival d’avis et de recommandations divers destinés aux candidats. Provenant des industriels et entrepreneurs du secteur, de mouvements associatifs, notamment issus du logiciel libre, ainsi que des enseignants. Quelques rares politiques tel qu’André Santini (UDF rallié à Sarkozy) ou Christian Paul (PS) se sont impliqués sur le sujet comme ils le font depuis de nombreuses années.
Les candidats
Les candidats sont sollicités de toutes parts par les lobbies et corporations. Qu’ils viennent des professionnels du sport, de la santé, de l’éducation, des PME, des femmes, des agriculteurs et autres viticulteurs ou chasseurs, tout y passe. Ils y répondent de plus en plus. Et l’on peut observer le développement d’un marketing politique hyper-segmenté, qui s’intéresse de plus en plus plus aux intérêts particuliers. Les candidats adossés à un parti disposent d’armées de conseillers qui s’emparent de ces sujets et répondent - le plus souvent par écrit - aux sollicitations de ces différents groupes de pression. Souvent, sous la signature du candidat que l’on découvre alors spécialistes improbables de sujets ésotériques comme par exemple les brevets logiciels. Et parfois, par leurs représentants. Ce travail d’équipe louable est cependant peu transparent. Peu de candidats qui ne disposent pas des moyens de répondre ont le courage d’exprimer leur incompétence. A part Arlette Laguillier qui répond ainsi fort honnêtement aux associations du logiciel libre:
« Le sujet est important mais, malheureusement, je ne dispose pas d’un secrétariat numériquement nombreux ni d’une armée d’experts me permettant de répondre avec la compétence et la précision voulues à votre demande. Je suis, en effet, en campagne avec des déplacements nombreux et je ne peux pas me consacrer à tout le courrier que doivent recevoir tous les candidats à la présidence de la République. Avec mes regrets renouvelés et mes salutations distingués. Arlette Laguiller »
D’un point de vue politique, peu de candidats ont intégré le sujet des TIC de manière visible dans leurs programmes. Il est parfois noyé dans la catégorie innovation. François Bayrou est peut-être le plus actif sur le sujet car il s’est exprimé à plusieurs reprises dessus et bien avant sa montée dans les sondages, notamment lors de la conférence LeWeb3. Il utilise régulièrement un laptop et il indique vouloir “protéger le logiciel libre” dans sa profession de foi. Nicolas Sarkozy était aussi intervenu dans LeWeb3, mais ce fut probablement la seule occasion pour lui de s’exprimer dans une conférence sur les TIC, sujet qu’il maîtrise plutôt mal, avouant lui-même ne pas utiliser d’ordinateur. Du côté socialiste, il y avait un déficit d’expression de la candidate, visiblement pas plus “branchée” personnellement, comblé tardivement sous la forme d’un ensemble de 94 propositions “République 2.0″ commanditées à Michel Rocard, notre grand spécialiste national et européen des brevets logiciels.
C’est un rapport intéressant mais son côté partisan dans sa critique des réalisations des gouvernements du quinquennat qui se termine lui enlèvent un grand pan de crédibilité. Et le rapport a été quasiment instantanément éclipsé après la prise de position de son auteur en faveur d’une alliance entre Séglène Royal et François Bayrou avant le premier tour, alliance dont on parle encore maintenant que le premier tour est passé.
Mais les candidats ont tout de même répondu aux sollicitations de médias, telles que dans cette série de tribunes libres que l’on a pu lire dans “01 Informatique” (Sarkozy, Royal, Bayrou, Le Pen, Buffet, Voynet). On retrouve leurs programmes sous la plume des portes-parole des candidats dans Le Journal du Net. Nicolas Sarkozy s’est aussi exprimé en reprenant pas mal de points de son intervention à LeWeb3 dans ce même Journal du Net.
Les candidats ont surtout utilisé les nouvelles technologies et concepts associés comme médias. Le meilleur exemple étant probablement Ségolène Royal - une “Candidate 2.0” tant ses tactiques de communication s’inspiraient des concepts du Web 2.0. Tout du moins, jusqu’en novembre à sa nomination par le PS. Même si la “Ségosphère” fait bien parler d’elle sur le net. Tout comme les vidéos du site de Nicolas Sarkozy qui ont donné envie à certains candidats (républicains) de la prochaine présidentielle aux USA.
Je vais ici faire un petit tour de ces différentes interpellations des politiques et y mettre évidemment mon petit grain de sel à la fin avec quelques propositions.
Les industriels des TIC
L’un des groupes les plus actifs dans la présidentielle est le Syntec : ce syndicat de dirigeants de sociétés de services et éditeurs de logiciels a publié une assez dense Lettre ouverte aux candidats. On y trouve de tout: un rappel de l’importance des TIC dans l’économie, le fait qu’elles vont créer 200000 emplois et que les investissements dans ce domaine pourraient s’améliorer, histoire de rappeler la corrélation entre investissement dans les TIC et performance économique (cf le graphe suivant qui rappelle le faible taux d’investissement dans les TIC en France). Le Syntec met à juste titre en valeur le potentiel de l’industrie de l’édition du logiciel en France.
Mais il se lance dans des demandes patronales trop classiques et pas spécifiques aux TIC: abaissement des seuils sociaux pour le secteur des TIC (le nombre d’employés à partir duquel il faut avoir des délégués du personnel et/ou des comités d’entreprise), réduction des charges sociales et assouplissement des 35h. Si ces propositions ont parfois du sens, elles ne l’ont pas à être catégorielles. L’assouplissement des 35h ne concerne pas que les sociétés du secteur des TIC! Tous les entrepreneurs veulent la baisse des charges sociales, mais pourquoi faudrait-il le faire spécialement ici et pas ailleurs? Surtout dans un domaine où ce sont les salariés qui manquent et pas l’emploi! De plus, il faut bien la financer cette protection sociale! On peut éventuellement augmenter sa fiscalisation, par l’impôt (augmenter la CSG/RDS) ou par la TVA (dite “sociale”, proposition de Nicolas Sarkozy). Mais c’est une question qui dépasse le cadre des TIC.
Le Syntec propose aussi la création d’un Small Business Act à la française, sans trop rentrer dans les détails. Cette loi américaine de 1953 et remodelée plusieurs fois dans le demi-siècle qui a suivi comprend une palanquée de dispositions favorisant les PME et l’innovation. Celle à laquelle pensent ceux qui veulent un SBA à la française est l’obligation pour l’Etat - uniquement l’Etat Fédéral aux USA - d’orienter 25% de ses dépenses externes vers les PME. Le SBA comprend d’autres composantes intéressantes qui régissent le fonctionnement du capital risque, les prêts et subventions aux PME, et la création de la Small Business Administration. Toutes choses qui existent déjà en France sous une forme ou une autre: FCPI ou FCPR, Ministère du Commerce et des PME et l’Oséo-Anvar. Mais qui ne fonctionnement pas toujours très bien. Alors, quand on demande un SBA à la française, il serait bon de préciser ce quoi l’on parle.
Enfin, le Syntec propose de “Développer les business angels” sans plus de détails. Le rôle de l’Etat ne peut pas être de développer directement les business angels. Il peut les encourager. A commencer par faire en sorte qu’ils ne quittent pas la France comme aujourd’hui, on le sait, du fait de l’ISF. On est face à un phénomène d’oeuf et de poule en France avec un nombre insuffisant de PME des TIC qui réussissent à atteindre une taille critique, et donc à “générer” ces business angels. Et quand y en a, ils s’en vont ailleurs sous des cieux fiscalement plus cléments. Cas emblématique: celui de Denis Payre, co-fondateur de Business Objects parti en Belgique, où il a créé l’opérateur de services Kiala. Prti car il était redevable de l’ISF sur ses actions BO, actions qu’il ne pouvait alors pas encore vendre. A l’époque, le bouclier fiscal tant décrié à gauche n’existait pas. Il ne pouvait donc pas “monétiser” ses actions pour payer cet impôt. Tout comme ces nombreux français propriétaires de leur logement dont la valeur a augmenté, parfois très significativement, mais pas pour autant leurs revenus. On retrouve cette préoccupation sur les business angels dans les programmes de Nicolas Sarkozy et de François Bayrou.
D’autres dirigeants se sont exprimés sur le sujet des TIC. J’ai particulièrement noté l’initiative de Thierry Drilhon, DG France de Cisco, qui a créé son blog DemocraTIC, interpellant les politiques (probablement le seul blog d’un patron de filiale de grande boite américaine des TIC en France). Thierry a été interviewé en vidéo par LMI où il refait le coup connu du manque d’informaticiens en France. “Coup” car cela arrange bien les grandes boites américaines d’en profiter pour former des jeunes sur leurs technologies. Mais le manque d’informaticiens relève d’une désaffection générale pour les filières scientifiques en France qui mérite un traitement qui dépasse le cadre des TIC. Dans cette même série d’interviews de LMI, Robert Raiola d’Adobe (encore un ancien de MS…) s’étonne que l’on n’équipe pas assez les élèves. Et il fait un point juste sur l’absence de prise en compte des TIC dans les pédagogies, au delà du simple équipement des établissements et des élèves.
D’autres groupements se sont exprimés, mais plus informellement. C’est le cas de Croissance Plus, sous la forme d’une interview de Frédéric Bedin, dont les revendications sont voisines de celles du Syntec, notamment en terme de contrat de travail et de pression fiscale. Et aussi du Cigref, dont le Président, Didier Lambert (DSI d’Essilor) souhaite valoriser la filière informatique, mais sous l’angle de l’entreprise utilisatrice. Au point d’affirmer “Il faudrait également faire en sorte que nos meilleurs cerveaux préfèrent se diriger vers l’informatique plutôt que dans le marketing ou la finance“. Alors pourtant que l’industrie informatique française manque de cadres expérimentés dans ces disciplines pour aider à les vendre à l’échelle française et mondiale!
Les associations
Les plus actives en période électorale sont les associations du logiciel libre (April, FSF, AFUL). Elles continuent leur croisade contre les brevets logiciels, contre les DRM, pour l’interopérabilité, contre les ventes liées et pour le développement de l’usage des logiciels libres. L’appel sur http://www.candidats.fr/ propose un chapellet de questions (induisant la réponse…) auxquelles les politiques ont bien voulu répondre. Avec une quasi-unanimité qui m’interloque quelque peu, du FN à l’extrême gauche: ils sont tous contre les brevets logiciels alors que peu ont vraiment du examiner sérieusement la question. En ce sens, les “lobbies du libre” ont été très efficaces. Seul Nicolas Sarkozy adopte une posture plus prudente, souhaitant équilibrer le besoin de protection de la propriété intellectuelle et les droits des utilisateurs.
Besancenot est évidemment contre les ventes liées mais se lance dans un délire de création de service public d’accès aux TIC:
“Nous sommes pour l’interdiction de la vente liée. Et donc, de tout achat “forcée de logiciels, applications, environnements, exploitations, etc. Un service public d’accès aux nouvelles technologies (projet que nous défendons), permettrait par exemple de mettre à disposition du plus grand nombre, des ordinateurs sans logiciels liés, ou, pourquoi pas, de proposer un système d’exploitation libre et gratuit. Ca, ce serait une véritable mission du service public, qui d’ailleurs, devrait déjà appliquer dans l’administration, l’utilisation de logiciels libres et non la mise sous tutelle des équipement informatiques de l’Etat au profit d’un seul et unique fabricant de logiciel.”
Et chez José Bové, on mélange les marges arrières de la grande distribution et la tarification dans les ventes OEM de logiciels qui n’ont rien à voir :
“Par ailleurs la différence entre le prix des logiciels vendus avec un ordinateur (licence OEM) et le prix des logiciels seuls apparaît anormale et injustifiée, sinon par des pratiques obscures telles que les “marges arrières”. Ces pratiques, qui causent des problèmes dans d’autres domaines comme les produits agricoles, devront être supprimées.”
Cette unanimité catégorique contre les brevets logiciels tout comme les DRM me gêne car elle fait abstraction du potentiel économique de l’immatériel pour la France. Produire des richesses immatérielles suppose de pouvoir les protéger et les valoriser un minimum. Se placer par défaut contre toute forme de protection est quelque peu suicidaire d’un point de vue économique. Suicidaire et parfois incohérent car la création de richesses immatérielles est moins génératrice de pollutions et autres inconvénients environnementaux que les richesses matérielles. La croissance par l’immatériel est une croissance assez écologique finalement!
D’autres associations comme “Renaissance Numérique” militent pour un accès à Internet pour tous, comme dans ce Livre blanc 2010 Internet pour tous auquel une réponse critique a été faite sur creatif-public.net. La vision industrielle dans ce rapport est assez maigre, les propositions se résumant à ceci qui est à la fois trop précis et trop vague :
Dans le rapport Rocard, on entend parler d’accès Internet à quelques euros par mois pour les populations les plus défavorisées. Pourquoi pas, mais a-t-on besoin de créer une n+1ième allocation en plus de toutes celles qui existent déjà et dont les effets pervers sont bien connus, notamment pour le retour à l’emploi? N’est-ce pas autour des savoirs fondamentaux qu’il faut réinvestir à l’école? Ne faut-il pas se préoccuper de l’évolution des méthodes pédagogiques, sérieusement mises à mal par la Googleization de l’information?
Enfin, j’ai aussi découvert cette Lettre ouverte d’Alliance TICS aux candidats à la Présidentielle 2007, pour “Faire de la France un leader mondial et européen en matière de nouvelles technologies numériques et, par voie de conséquence, en faire bénéficier l’ensemble de l’économie nationale“. Lettre qui fait la promotion du haut débit, des PME, de l’innovation, et du développement des usages. Elle propose d’ailleurs très judicieusement de “privilégier, pour le secteur du numérique, le développement et l’innovation et moins la recherche fondamentale“.
D’autres enjeux rarement traités
Au bilan, on a en gros une certaine unanimité pour réduire la fracture numérique, pour accélérer la numérisation des territoires, une volonté de favoriser l’innovation. Et les seules dissensions éventuelles concernent la position par rapport à la propriété intellectuelle.
En fait, je me suis lancé dans cet inventaire pour ajouter à ce grand catalogue quelques considérations permettant notamment d’améliorer les chances de voir l’industrie informatique française se développer :
A part cela, je ne pense pas que cela soit censé de baser son vote uniquement sur toutes ces considérations. Je préfère voter comme citoyen et avec une vision d’ensemble des enjeux pour le pays, et pas comme informaticien ou spécialiste des TIC. Sinon, à quoi bon s’étonner du nombre d’électeurs du candidat des chasseurs? Et ceci reste valable pour le second tour comme pour les élections législatives.
Et puis, le débat politique ne s’arrête pas avec les élections du printemps. Il commence véritablement après, lorsque les gouvernements et les cabinets ministériels se forment et que les programmes se mettent en oeuvre. Comme on le dit souvent dans les entreprises, c’est l’exécution qui compte!
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16.5.2007 par Ju.
Découvert via Faux Rebonds, le célèbre blog amércain Search Engine Land vient de démarrer une série de concepts illustrés en représentant le PageRank de Google :

Découvrez un dossier sur le PageRank en soi : dossier sur le sujet.
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16.5.2007 par Ju.
Cette plateforme est constituée des éléments suivants :

Cette plateforme évolue depuis quelques années vers une certaine exhaustivité technologique, qui l’autorise de plus en plus à se mesurer aux plateformes JEE et .NET. Notons cependant que Flash/Flex est orienté Front Office.
Elle est complétée par une offre collaborative (Lifecycle et Acrobat Connect) qui concurrence partiellement les offres de collaboration Microsoft et Lotus.
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16.5.2007 par Ju.
Les appellations changent, les définitions s’enrichissent. Voici donc un petit panorama des métiers du web. Savez-vous qu’il en existe plus de 30 ?
Il définit la stratégie et les objectifs du site. Son travail consiste à préciser un cahier des charges qui sera ensuite transmis aux techniciens pour la mise en oeuvre. C’est lui qui va guider les rédacteurs, le responsable client, les animateurs, les responsable du référencement. C’est une sorte de chef d’orchestre qui aura pour mission de coordonner les équipes ou les prestataires afin de garantir la qualité, la pertinence et la fréquentation du site, en conformité avec les objectifs de l’entreprise.
Le Web marketeur analyse la fréquentation du site (taux, profils), cherche à développer le trafic, à garantir la cohérence et l’efficacité de son positionnement. Il participe à l’animation des sites Internet en lançant de mini-sites événementiels ou les opérations de marketing viral et de buzz. Il établit des partenariats, des échanges de bannières ou de liens. Il veille au référencement du site auprès des sociétés, des grands portails et des moteurs de recherche. Il participe à la définition du plan médias avec le directeur de la communication.
C’est la personne qui s’occupe de la gestion de la relation client. Sa mission consiste donc à décrypter la manière d’agir des clients : Il agira sur la segmentation du site ou des produits et services, définira l’architecture des bases de données (supervisera l’exécution confiée à des personnes techniques ou des prestataires) nécessaires à l’obtention des résultats utiles (CRM), s’occupera du tracking, des indicateurs de performance et de l’analyse des données des divers campagnes et travaillera sur la création de programmes marketing pour accroître la valeur des clients sur le long terme, leur fidélité et leur fonction de prescripteur. Familier des comportements sociologiques, il aimera en particulier manipuler les statistiques et analyser les chiffres.
Il supervise les études consommateurs qualitatives et quantitatives et il est chargé de mettre en place des indicateurs pertinents pour identifier les points forts et les points faibles du site, pour savoir où l’on va, mais aussi pour parvenir à trouver le ton adéquat pour communiquer avec les clients.
Le responsable de l’intelligence économique se tient au courant des évolutions technologiques de son secteur d’activité afin d’améliorer sans cesse la compétitivité de sa société (produits…).
Le rédacteur aura pour mission de créer un contenu à diffuser pour fidéliser au mieux ses utilisateurs. Journalistes et rédacteurs de tous poils ont trouvé là un second souffle bienvenu ! Contrairement à un journaliste conventionnel, le style sera plus direct et plus concis, car sur Internet, il doit toucher son lecteur en quelques secondes. Il devra manipuler non seulement sur des informations textuelles, mais également sur du son, des images, animées ou non et de la vidéo.
Traditionnellement, le secrétaire de rédaction gère le planning de la rédaction, assure le respect de la ligne éditoriale, harmonise les titres et les textes, corrige les fautes de syntaxe et d’orthographe et veille à la bonne lisibilité des textes une fois maquettés. Sur Internet, en plus de ses fonctions traditionnelles, le secrétaire de rédaction est chargé de vérifier la validité des liens hypertextes et la qualité des enregistrements sonores et visuels. Par ailleurs, il doit s’assurer du bon fonctionnement du site dans son ensemble en vérifiant la qualité de l’affichage, le temps de chargement des pages et l’absence d’erreurs techniques. La perfection en ce domaine permet à ceux qui en ont les moyens de prendre une belle avance sur leurs concurrents.
L’animateur s’assure du bon déroulement des échanges dans les forums qu’il lance. Il se charge “d’ expulser” l’internaute injurieux, indécent, ou qui ne respecte pas la nettiquette. A côté de ce rôle de modérateur de forum ou de chat, l’animateur de site crée des activités pour inciter les échanges et augmenter la fréquentation du site. A l’écoute des internautes, il propose des sujets de débat en phase avec l’actualité. Les grands portails web embauchent également des animateurs pour répondre aux questions des internautes, mettre à jour des rubriques, créer des articles…
Le chef de publicité est chargé d’élaborer de nouvelles offres commerciales et de mettre en place des opérations de promotion soit pour le compte d’un site dont le modèle économique repose sur les revenus publicitaires, soit au sein d’une agence de publicité qui gère les budgets de plusieurs annonceurs. Il gère le budget de leurs campagnes de publicité, veillant à leur proposer la meilleure combinaison de supports et de formats pour répondre à leurs objectifs de commercialisation. A l’heure actuelle, le chef de publicité ” web ” partage ses journées entre les contacts avec sa clientèle, l’élaboration de campagnes sur mesure et la mise en ligne de bandeaux publicitaires. Il réfléchit également à de nouveaux moyens de promotion on line.
Le responsable de trafic planifie l’occupation des espaces publicitaires du site, assure la mise en ligne ou le retrait des bannières et bandeaux aux dates et caractéristiques demandées par les clients et effectue le suivi des campagnes publicitaires. Il suit également l’audience du site et toutes les mesures d’audimat associées. Ces données - nombre de pages vues, nombre de clics - sont fondamentales pour l’optimisation de la commercialisation des pages. Organisé et rigoureux, le traffic manager possède de grandes qualités de communication pour traiter avec les agences et les annonceurs. De formation commerciale, il possède des compétences techniques et informatiques et idéalement, une première expérience en qualité de webmaster. Le responsable de trafic est chargé de la rentabilité des espaces publicitaires.
Le responsable de communication s’occupe des relations de presse en ligne pour sa société et gère un ou plusieurs budget (dans les web agencies).
Le Directeur Artistique, ou DA, est un professionnel de l’image. Il est ” l’œil ” du site et a une fonction d’encadrement. Le Directeur Artistique peut travailler en agence de production de sites Internet (ou web agency) mais il peut également être chargé de l’identité visuelle d’un site, de son animation, de son graphisme et de ses illustrations sonores. Stratégiquement, il est sensible aux enjeux marketing qu’il traduit en image, ainsi qu’aux contraintes techniques et à l’ergonomie. Il propose une vision créative d’ensemble sur le projet, en assurant la qualité et la cohérence de l’univers graphique qu’il souhaite insuffler, jusqu’à la mise en ligne.. Créatif par excellence, le directeur artistique est garant de la cohérence visuelle d’un site. Il supervise le travail des designers, graphistes et développeurs.
Son rôle est de mettre une image ou un texte en valeur et en mouvement. Il traduit les simples dessins en images numériques et ainsi donne vie aux personnages et aux décors. De plus, il est à l’origine de la création de dessins, de maquettes animées et d’images de synthèse. C’est le champion des mondes virtuels et de l’animation 3D.
Il crée, choisi et utilise des d’éléments graphiques (dessins, polices, photos couleurs…) pour élaborer un objet de communication et/ou de culture. C’est lui qui va définir la charte graphique, les logos et selon ses domaines d’interventions (Illustration, Affiche, communication d’entreprise, presse, édition, packaging, publicité, web, etc.), il interviendra dans la chaîne graphique de l’imprimerie et des autres média. C’est un expert des mondes virtuels en puissance et de l’animation.
Véritable artiste du Web, le web designer est chargé de donner une identité visuelle au site et de traduire concepts et informations sous forme graphique. Le web designer intervient dès le départ du projet, élabore la maquette et produit les différents éléments graphiques du site. A la fois artiste et informaticien, il conçoit l’identité visuelle et la charte graphique des sites sur lesquels il travaille, tout en tenant compte des spécificités techniques du Net. Chargé d’accorder l’esthétique et les possibilités techniques, il travaille également en étroite collaboration avec l’équipe chargée de produire du contenu puisqu’il décline des identités graphiques en fonction des contenus éditoriaux. Qu’il soit issu d’une école de graphisme ou d’informatique, un bon Web designer doit avant tout maîtriser l’outil informatique, le langage HTML et les différents logiciels de dessin (comme Photoshop ou Illustrator) et passer du temps à en explorer les potentiels. Polyvalent, il a un bon contact humain associé à de la rigueur pour le respect des délais et des contraintes techniques. Sa maîtrise de langages un peu plus élaborés tels que le Javascript ou le Flash, permettent de concevoir des sites un peu plus techniques et de se démarquer du lot…
L’ergonome recherche les conditions d’interfaces idéales de lisibilité et l’utilisation optimales d’un site Internet. Tout l’art consiste à offrir à l’utilisateur les moyens d’explorer les méandres du site dans les meilleures conditions possibles. Véritable consultant, il intervient en amont du site afin de définir l’architecture de l’information, les principes de navigation, de repérage et de structuration des pages. Spécialiste de la psychologie du comportement, il est élimine tous les éléments d’inconfort du site et fait en sorte de le rendre le plus attractif possible pour l’utilisateur.
C’est un développeur qui s’est spécialisé dans un domaine de pointe comme par exemple le commerce électronique ou encore un langage de programmation spécifique. Il intervient souvent comme consultant sur des projets très technique ou comme programmeur.
L’analyste programmeur est l’homme de l’ombre de l’Internet. C’est la petite main du code informatique sans laquelle les sites Internet ne sauraient exister. L’analyste programmeur intervient en aval du développeur. Lorsque le développeur conçoit une nouvelle application, il rédige une analyse détaillée à partir de laquelle le programmeur écrit le code du programme informatique contenant les instructions nécessaires au bon fonctionnement de l’application. Un programmeur se doit donc de connaître les principaux langages de programmation qui régissent la micro-informatique, mais aussi, les langages propres à l’Internet (html, Lingo ,…). Son but : réaliser le travail demandé en un minimum de temps et en utilisant le moins de ressources possibles. Très rigoureux et méthodique, le programmeur dispose d’une solide formation généraliste en informatique. Il maîtrise plusieurs langages de programmation et possède une grande capacité d’adaptation dans un marché en constante évolution.
Le développeur est apte à déchiffrer une demande et élaborer un cahier des charges. Il sait concevoir une architecture d’application, maîtrise plusieurs langages de programmation et les principaux serveurs applicatifs. On fait appel à lui, par exemple, pour mettre au point des systèmes de paiement sécurisé ou des formulaires reliés à des bases de données.
L’expert en sécurité conçoit l’architecture et les éléments du système de sécurité d’un site internet et saura capable de mettre en place une politique de sécurité, des procédures et de rédiger un cahier des charges. En constante veille technologique, il va auditer et analyser les systèmes d’information de l’entreprise du point de vue de leur sécurité (audit/ test d’intrusion, intégration firewall, ids, wireless lan …). Administrateur des équipements de sécurité, il sera en charge des analyses de logs et de la gestion de la sécurité du site et travaillera en étroite collaboration avec les concepteurs, les hébergeurs et tous les intervenants de la chaîne de production (base de donnée, paiement…)
Expert en sécurité et rompu aux procédures de sécurisation, il s’occupe spécifiquement des aspects liés à la sécurité des systèmes de commande et de paiement par Internet.
L’administrateur de base de données est avant tout un technicien. Il installe, configure, supervise et optimise l’ensemble des bases de données lié à un domaine d’activité précis. Chargé de la cohérence entre les différentes bases, c’est lui qui en gère les droits d’accès, et optimise leur utilisation. De plus en plus de sites sur le Web ont recours aux bases de données et donc… aux experts qualifiés en la matière. Initialement d’une école d’Ingénieur, il s’est spécialisé dans la gestion de systèmes d’information. Il maîtrise des langages de programmation dynamique tels que SQL.
L’ingénieur réseau s’occupe de la gestion du ou des réseaux. Il analyse en permanence les logs et est le garant du bon fonctionnement du réseau de l’entreprise. Maîtrisant le matériel (Switchs, Routeurs..), les protocoles réseaux TCP/IP, LAN, WAN… et les principaux OS (DOS, WINDOWS, MacOS, LINUX), il peut intervenir à tout moment pour réparer ou configurer le matériel de l’entreprise.
L’architecte réseau gère le réseau pour que le site puisse accueillir des centaines de milliers de visiteurs en même temps. Il réfléchit à la configuration, aux applications et au matériel adapté. Il vérifie les failles du réseau et les répare. Il peut intervenir sur la sécurisation du site.
Le chargé de référencement s’attache à faire connaître le site Internet dont il a la charge. Il optimise les référencements des sites, notamment sur les moteurs de recherche (SEO) et les annuaires. Il va travailler sur les mots clefs, les meta-tags et sera conseiller lors des phases de création afin d’optimiser les sites pour garantir le meilleur référencement possible.
Son rôle est plus orienté sur le conseil au client que sur la conception technique, qu’il ne fait que superviser. Le concepteur de site se caractérise par ses compétences techniques qui lui permettent de s’adapter à une demande spécifique. Un suivi attentif des évolutions lui permettent de proposer un site intéressant et compétitif au client. Il suit de près les nouvelles tendances de la demande, comme la sécurisation, ainsi que les développements technologiques, comme les débits des réseaux. Le concepteur de site sur mesure a un rôle de chef de projet (coordination des interventions d’experts dont il connaît les domaines d’expertise sans les maîtriser (sécurisation, graphisme multimédia, etc.).
Le consultant Internet analyse les besoins, étudie la faisabilité du projet, définit l’architecture technique en liaison avec le chef de projet et propose une solution technique en fonction des besoins du client. Il peut être amené à réaliser une veille technologique ou des études ponctuelles liées au projet.
Chez un fournisseur d’accès ou dans une agence spécialisée, le vendeur d’espace est chargé de la vente des bandeaux publicitaires. Il prospecte les annonceurs potentiels dont les produits s’adressent aux visiteurs du site. Une tâche souvent difficile quand les investissements publicitaires ne sont pas au beau fixe. C’est souvent un commercial de formation.
Il définit la stratégie de commercialisation on line des produits ou services d’une entreprise auprès de clients professionnels (”B to B” - “Business to Business”) ou de particuliers (”B to C” - “Business to Consumers”). Il fixe des objectifs à atteindre en termes de chiffre d’affaires et définit les moyens humains, financiers, techniques, logistiques et de communication à mettre en oeuvre. Il négocie des partenariats de commerce électronique avec d’autres sites.
Le Webmaster est le garant du développement et de l’évolution d’un site Internet. C’est donc un poste aux multiples facettes. Il possède une solide connaissance des outils de base de l’Internet aussi bien techniques que graphiques. Ainsi, il sait manier le Html, le javascript, Photoshop et les feuilles de style mais on peut lui demander une connaissance des bases de données, du langage Perl, du XML, etc. Dans une petite entreprise c’est souvent l’homme a tout faire. Il s’occupe de l’animation du site, de la mise en ligne de contenus, l’archivage et la réparation (souvent lors de problèmes bénins), de la hotline.
Le chef de projet coordonne et veille à la bonne construction du site d’un point de vue technique. Chargé de la mise en forme du site Internet, il intervient très souvent en amont, pour rédiger le cahier des charges en accord le client. Dans un second temps, il définit budgets et plannings, supervise la production et fait le lien entre les graphistes et les programmeurs dont il coordonne le travail. Point de contact essentiel entre tous les intervenants du site, il pilote le projet jusqu’à sa livraison. Doté de capacités techniques et commerciales, il comprendra les aspects techniques liés à la programmation, au design et sera doué d’un excellent sens du contact. Il pourra être soit créatif, soit Ingénieur et voire même parfois issu d’une formation commerciale.
Le technicien de Hot Line assure une assistance, généralement performante, aux clients désemparés. Entièrement à l’écoute de ces derniers, son rôle consiste à diagnostiquer les problèmes et à les résoudre, le tout à distance et sans faille. Il intervient principalement lors des phases d’installation et de mise à jour de produits, qu’il s’agisse de matériels, de logiciels voire de sites. Rompus aux technologies de l’internet, les meilleurs techniciens de Hot Line sont en principe spécialisés.
Par définition le podcasteur sera en charge de filmer et de créer du contenu. Il aura donc un rôle de scénariste, d’animateur, de reporteur et de cameraman. Il pourra également s’occuper du montage des vidéos et de leur mise en ligne sur Internet. Familier des outils de diffusion il sera en mesure de s’assurer de la meilleure stratégie de diffusion pour garantir la visibilité la plus grande à ses oeuvres. Il comprend et maîtrise les notions de streaming, de compression, d’encodage et tous les formats internet.
Travaillant sur les podcasts audio ou vidéo, il sera capable de les monter, mixer afin de les rendre plus dynamiques et respectueux de la tonalité de l’entreprise re présentée. Il maîtrisera les outils traditionnels du montage vidéo comme final cut, les notions de compression et d’encodage ainsi que les éléments spécifiques à internet comme les tags.
Le juriste Internet informe sur le droit de l’informatique, de la concurrence, des contrats, des marques, des télécommunications, des libertés publiques, des droits d’auteurs…
Chaque jour, des milliers de sites apparaissent et disparaissent sur la toile. Sortes de chroniqueurs des nouveautés du web, les surfeurs sont chargés de les répertorier, les commenter, les vérifier, avant de les référencer dans les annuaires généralistes et autres sites portails. Le coeur du métier d’un websurfeur est de référencer, classer et mettre à jour des sites Internet en vue de la constitution d’annuaires. Pour chacun de ces sites, le surfeur doit vérifier les liens, visiter l’intégralité du site et s’assurer que son contenu ne transgresse pas la loi. Mais chaque jour, il faut également ” nettoyer ” la base, c’est-à-dire vérifier que les sites proposés et compilés existent toujours et éliminer ceux qui ne fonctionnent plus. Chaque éventuelle modification doit être mise en ligne en temps réel, ou presque.
A découvrir ici sur le blog de Sandrine
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